Un peu de catéchèse

Enseignement du Père Dominique Duten sur un thème inspiré des enseignements du Docteur Salvador Thomassiny,

spécialiste des écrits de la

servante de Dieu

Luisa Piccarreta

(26 avril 2018)

Amour !

 

Mon enfant, tu dois savoir que ce que je désire et ce qui m’intéresse le plus est de faire savoir que j’aime la créature. Je veux dire à l’oreille de chaque cœur : « Mon enfant, je t’aime », et je serais heureux si j’entendais qu’on me réponde également : « Jésus, je t’aime ».

 

Je sens l’irrésistible besoin d’aimer et d’être aimé. Oh ! Combien de fois on me laisse suffoquer dans mon amour ? Parce que lorsque j’aime sans me sentir aimé, mon amour ne trouve pas à s’épancher et il m’étouffe ! C’est pourquoi j’aime tant tes « Je t’aime ». Lorsque tu les dis, ils prennent la forme d’une flamme rafraîchissante qui en venant dans mon grand feu d’amour m’apporte un repos et répand une rosée bienfaisante sur les flammes qui me brûlent ; ils apportent la tranquillité à mon amour, à mes délires et à ma frénésie amoureuse. Parce que je suis aimé, je peux donner de ce qui est à moi, et en pouvant donner de ce qui est mien, mon amour trouve à s’épancher.

 

Ma fille, les cieux et la terre sont remplis et inondés de mon amour. Il n’est pas de lieu où mon amour ne ressente le besoin de déborder pour courir à la recherche de cœurs et dire ses petits mots : « Ma fille, je t’aime, je t’aime. Et toi, dis-moi que tu m’aimes ». Et mon amour est tout oreilles pour entendre la créature prononcer son « Je t’aime ». Si elle l’affirme, mon amour se sent rassuré dans la créature et il prend son doux repos. Sinon, il court, parcourt le ciel et la terre et ne s’arrête pas avant d’avoir trouvé quelqu’un qui lui dise « Je t’aime ».

 

Chaque « Je t’aime » de la créature est un exutoire à mon amour et cet amour, en entrant dans le mien, est incorporé dans mon propre amour qui a la vertu d’être diffusé en restant entier. Et formant des fissures, l’amour de la créature ouvre sa voie pour décharger mon amour. Cet amour est pur lorsque ma volonté l’anime.

 

Vois-tu alors ce qu’est la longue psalmodie de tes « Je t’aime » ? Ce sont autant d’exutoires que tu donnes à ton Jésus, et ils m’appellent à venir me reposer dans ton âme. Par conséquent, je veux que tu me dises toujours ton « Je t’aime ». Je veux le voir dans tout ce que j’ai fait pour toi. J’aime toujours l’entendre, toujours. Et lorsque tu ne le dis pas, en soupirant, je dis : « Ah ! Même la petite fille de mon vouloir ne me donne pas un continuel exutoire me permettant de me décharger dans son petit amour ». Et je reste là dans ma peine et j’attends ton cher petit refrain : « Je t’aime, je t’aime ».

Luisa Picaretta, 16 décembre 1932

Deux très belles catéchèses sur l'eucharistie et le sacrement de réconciliation

Cette page est appelée à être enrichie périodiquement par notre curé